Mercredi 15 juillet 2009
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Chroniques d'une fille dématérialisée - Chapitre 1/3/9 - Ecrit par Groovision
J'ouvre les yeux... La chambre est spacieuse, les stores sont abaissés, une lumière rasante percute l'angle gauche de la pièce... Je bouge lentement ma tête, la douleur reste sourde mais lancinante, je détend dans un mouvement de réveil mes jambes endolories mais très vite je m'aperçois qu'un lien les fixe, et un autre plus haut, ceinture mon torse et mes avants bras. "Attaché... Ils m'ont attaché.." Je sors définitivement de ma torpeur et mes pensées se bousculent.." Pourquoi suis-je attaché? Où suis-je ?" et là, d'un coup, tout me revient, les formes, les voix, mon cri. Soudain, la porte s'entrouva, une voix basse chuchota et congédia séchement une autre voix, monocorde.
"Bonjour Monsieur Lichens, comment allez-vous ? Avez-vous bien dormi ?" La voix est encourageante, je la reconnaissais, je l'avais déjà entendue. "Je suis le docteur Bockers, nous nous sommes vus avant-hier, vous étiez désorienté mais là, on dirait que vous retrouvez vos esprits..." Péniblement, je répliquais : "Pourquoi m'attachez vous ? Suis-je dangereux ? En état d'arrestation ?" Le docteur me souria, incisif... "Mais non mais non... vous n'êtes pas dangereux, simplement, nous avions peur que vous ne vous blessiez, vous étiez très agité, paranoïaque même, vous hurliez sans cesse que "Cela" allait vous dévorer, vous engloutir... Nous avons pensé qu'il serait plus sage de vous maintenir quelques temps dans le plus complet repos... "Okay, bien, alors, maintenant, détachez moi !" lançais-je dans un accès de rage contenue. "J'ai à faire, je ne sais pas combien de temps je suis resté ici mais il faut que je parte, tout de suite !" en retrouvant une voix que je croyais plus calme...
Lentement, le docteur contourna le lit et vint se placer juste à côté de ma tête. "Je vais d'abord examiner votre crâne et voir si les dommages ne sont pas trop sévères" dit-il d'une voix étouffée "Et si vos blessures sont en bonne voie de cicatrisation, je verrai si nous levons la procédure qui fait que vous actuellement entravé" ajouta t-il tout en me fixant, l'oeil inquisiteur. Je pris une longue inspiration et d'un trait, je sortis une tirade qui au fur et à mesure que je l'énonçais me paraîssait surréaliste "Ecoutez, je ne sais pas comment je suis arrivé dans votre hôpital mais il faut de toute urgence que je retrouve une fille...
Elle sait ce qui m'est arrivé, elle a tout vu, elle était là, elle et la "chose" étaient là, près de moi... J'ai voulu reculer, je suis tombé... mais pendant que j'étais par terre, j'ai senti que l'on me regardait, que l'on me scrutait comme si on cherchait à rentrer en moi.... Je dois partir, comprenez-vous ?! Je dois partir !!" Le docteur me fixait toujours, mi amusé mi irrité et dit "Oui, bien sûr... bien sûr, partir... Pour où, Monsieur ? Nous avons vérifié votre identité, vous êtes bien loin de chez vous on dirait..." Et, sans prévenir, il tourna les talons et sortit de la pièce, me laissant volontairement sans réponse.
J'ouvre les yeux... La chambre est spacieuse, les stores sont abaissés, une lumière rasante percute l'angle gauche de la pièce... Je bouge lentement ma tête, la douleur reste sourde mais lancinante, je détend dans un mouvement de réveil mes jambes endolories mais très vite je m'aperçois qu'un lien les fixe, et un autre plus haut, ceinture mon torse et mes avants bras. "Attaché... Ils m'ont attaché.." Je sors définitivement de ma torpeur et mes pensées se bousculent.." Pourquoi suis-je attaché? Où suis-je ?" et là, d'un coup, tout me revient, les formes, les voix, mon cri. Soudain, la porte s'entrouva, une voix basse chuchota et congédia séchement une autre voix, monocorde.
"Bonjour Monsieur Lichens, comment allez-vous ? Avez-vous bien dormi ?" La voix est encourageante, je la reconnaissais, je l'avais déjà entendue. "Je suis le docteur Bockers, nous nous sommes vus avant-hier, vous étiez désorienté mais là, on dirait que vous retrouvez vos esprits..." Péniblement, je répliquais : "Pourquoi m'attachez vous ? Suis-je dangereux ? En état d'arrestation ?" Le docteur me souria, incisif... "Mais non mais non... vous n'êtes pas dangereux, simplement, nous avions peur que vous ne vous blessiez, vous étiez très agité, paranoïaque même, vous hurliez sans cesse que "Cela" allait vous dévorer, vous engloutir... Nous avons pensé qu'il serait plus sage de vous maintenir quelques temps dans le plus complet repos... "Okay, bien, alors, maintenant, détachez moi !" lançais-je dans un accès de rage contenue. "J'ai à faire, je ne sais pas combien de temps je suis resté ici mais il faut que je parte, tout de suite !" en retrouvant une voix que je croyais plus calme...
Lentement, le docteur contourna le lit et vint se placer juste à côté de ma tête. "Je vais d'abord examiner votre crâne et voir si les dommages ne sont pas trop sévères" dit-il d'une voix étouffée "Et si vos blessures sont en bonne voie de cicatrisation, je verrai si nous levons la procédure qui fait que vous actuellement entravé" ajouta t-il tout en me fixant, l'oeil inquisiteur. Je pris une longue inspiration et d'un trait, je sortis une tirade qui au fur et à mesure que je l'énonçais me paraîssait surréaliste "Ecoutez, je ne sais pas comment je suis arrivé dans votre hôpital mais il faut de toute urgence que je retrouve une fille...
Elle sait ce qui m'est arrivé, elle a tout vu, elle était là, elle et la "chose" étaient là, près de moi... J'ai voulu reculer, je suis tombé... mais pendant que j'étais par terre, j'ai senti que l'on me regardait, que l'on me scrutait comme si on cherchait à rentrer en moi.... Je dois partir, comprenez-vous ?! Je dois partir !!" Le docteur me fixait toujours, mi amusé mi irrité et dit "Oui, bien sûr... bien sûr, partir... Pour où, Monsieur ? Nous avons vérifié votre identité, vous êtes bien loin de chez vous on dirait..." Et, sans prévenir, il tourna les talons et sortit de la pièce, me laissant volontairement sans réponse.
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Chronicles of a girl dematerialized - Chapter 1/3/9 by Groovision
I open my eyes ... The room is spacious, the blinds are lowered, a raking light struck the left corner of the room ...
I slowly move my head, the pain is deaf but nagging, I relax in a move Wake up my legs sore but I soon realized that the fixed link, and another above my belt my chest and forearm .
"Attached... They attached ... .." I definitely go out of my torpor and my thoughts jostle .. "Why am I committed? Where am I?" and then, suddenly, everything comes back to me, forms, voices,
my cry. Suddenly, the door opened a low voice whispered dryly dismissed and another voice, insignificant.
"Hello Mr Lichens, how are you? Did you sleep well?" The voice is encouraging, I acknowledge, I had already heard. "I'm Dr. Bockers, we met the day before yesterday, you were confused but here it seems that you find your minds ..." Difficulty, I replied, "Why you attached me ? Am I dangerous? Under arrest?" Dr. smile to me, ferociously ... "But ... but you're not dangerous, simply, we were afraid that you will not hurt you, you were very agitated, paranoid, you howl constantly that "It" would you eat, you swallow .. . We thought it would be wiser to keep some time in the most complete rest ... "Okay, well, then, now, pull me" I threw in a fit of rage contained. "I to do, I do not know how long I stayed here, but I must go, now! " in finding a voice that I thought more quiet ...
Slowly, the doctor around the bed and came to stand next to my head. "I will first examine your head and see if the damage is not too severe," he said in a voice choked "What if your injuries are on track to heal, I'll see if we let the procedure that you currently hampered " he said while fixing me, eyes inquisitive. I took a long inspiration and a line, I left a tirade in which as I stated seemed surreal "Listen, I do not know how I came into your hospital but there is an urgent need for I found a girl ...
She knows what happened to me, she saw, she was there, she and the "thing" were there, beside me ... I wanted to fall, I fell ... but while I was on the floor, I felt that I looked, that I am looking as if we wanted to return to me .... I have to leave, do you?! I gotta go! "The doctor set me still, half amused and half annoyed said" Yes, of course ... of course, go ... To where, sir? We have verified your identity, you're away from home it seems ... "And without warning, he turned the heels and left the room, leaving me deliberately unanswered.
"Hello Mr Lichens, how are you? Did you sleep well?" The voice is encouraging, I acknowledge, I had already heard. "I'm Dr. Bockers, we met the day before yesterday, you were confused but here it seems that you find your minds ..." Difficulty, I replied, "Why you attached me ? Am I dangerous? Under arrest?" Dr. smile to me, ferociously ... "But ... but you're not dangerous, simply, we were afraid that you will not hurt you, you were very agitated, paranoid, you howl constantly that "It" would you eat, you swallow .. . We thought it would be wiser to keep some time in the most complete rest ... "Okay, well, then, now, pull me" I threw in a fit of rage contained. "I to do, I do not know how long I stayed here, but I must go, now! " in finding a voice that I thought more quiet ...
Slowly, the doctor around the bed and came to stand next to my head. "I will first examine your head and see if the damage is not too severe," he said in a voice choked "What if your injuries are on track to heal, I'll see if we let the procedure that you currently hampered " he said while fixing me, eyes inquisitive. I took a long inspiration and a line, I left a tirade in which as I stated seemed surreal "Listen, I do not know how I came into your hospital but there is an urgent need for I found a girl ...
She knows what happened to me, she saw, she was there, she and the "thing" were there, beside me ... I wanted to fall, I fell ... but while I was on the floor, I felt that I looked, that I am looking as if we wanted to return to me .... I have to leave, do you?! I gotta go! "The doctor set me still, half amused and half annoyed said" Yes, of course ... of course, go ... To where, sir? We have verified your identity, you're away from home it seems ... "And without warning, he turned the heels and left the room, leaving me deliberately unanswered.
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Par Groovision
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Publié dans : Nouvelles-Essais -Chroniques/Novels- Chronicles
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Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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